The Daily Shaarli
« Monsieur, j’imagine que corriger les copies c’est pas la partie la plus motivante du métier non ? Vous êtes seul devant vos feuilles et c’est long ! Vous savez, c’est pareil pour nous quand on révise avant hein ! » Amine, qui veut devenir enseignant, m’interpelle avec lucidité et taquinerie à la fin d’un cours de terminale spé SVT. Il a bien raison. Sa petite réflexion m’a fait réfléchir, j’ai surfé sur la vague en testant une pratique dont on parle beaucoup : les flash cards. J’en vois passer sur les réseaux, ces cartes recto/verso que les enseignants partagent avec leurs élèves pour les aider à revoir un cours. Sur les réseaux, elles sont belles, souvent customisées sur Canva. Problème : je n’ai pas le temps !
L’erreur et son traitement suscitent des débats profonds dans les pratiques pédagogiques quotidiennes, de la maternelle à l’université. À l’heure où l’école durcit son approche disciplinaire, l’erreur de comportement, les écarts de conduite des élèves, loin d’être de simples fautes à sanctionner, peuvent être un levier d’apprentissage. À condition qu’il s’inscrive dans une relation collaborative entre enseignants et personnel de vie scolaire.
